Yoga-thérapie n°12 – La pleine conscience

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La pleine conscience

Si vous m’avez suivi à travers les 11 capsules de pratiques et de relaxation, vous avez sans doute pu écouter dans mes recommandations, une répétition constante : celle de respirer en pleine conscience, d’observer en pleine conscience, de bouger en pleine conscience…

Mais qu’est ce que la pleine conscience ?
A quoi cela me sert -il ?
Est ce qu’elle peut m’aider dans mes journées de travail? Peut-elle m’aider dans ma vie entière ?

Il existe 2 réalités différentes qui coexistent:
La première, c’est le flot de mes pensées qui est comme une troupe de singes qui s’agitent et piaillent sans cesse, sautant d’une branche à l’autre, toujours en mouvement.
Et l’autre réalité c’est celle de la pleine conscience , ou je ne renonce pas à vouloir arrêter le flot de mes pensées, mais je choisis de l’observer: penser et se voir penser, Etre légèrement décalé, en faisant un pas en arrière…

La pleine conscience consiste à intensifier sa présence à l’instant présent, à s’immobiliser pour s’en imprégner.
C’est s’arrêter pour prendre contact avec l’expérience, qui est toujours en mouvement, et observer la nature de notre rapport avec l’expérience, la nature de notre présence à cet instant.
La pleine conscience c’est créer, par moments, un tout petit espace pour se « voir faire ».

La pleine conscience ce n’est pas…faire le vide.

C’est décider d’être présent

Le passé importe, le futur aussi, le concept d’ « instant présent » ce n’est pas de dire qu’il est supérieur au passé ou au futur, juste qu’il est plus fragile, que c’est lui qu’il faut protéger, nous devons lui donner de l’espace c’est notre responsabilité pour qu’il puisse exister.

Comment?

En ressentant plus qu’en pensant :

Quelle est la qualité de mon attention ?

L’attention est l’outil de base de la conscience.

Etre pleinement attentif à ce que nous faisons, être complètement dedans.

– C’est ressentir et percevoir et SAVOIR que l’on ressent et que l’on perçoit.

– La conscience suppose l’éveil : ainsi un dormeur perçoit et ressent mais ne le sait pas, il est inconscient.

– Apprendre à être juste dans l’expérience.

– L’attention à la respiration (voir la pratique).

C’est le moyen le plus puissant pour se connecter à l’instant présent.

Plusieurs fois dans la journée, prendre le temps de respirer.

Respirer ne transforme pas la réalité mais mais transforme la perception que l’on a de la réalité.

Par exemple :

Je suis entrain de faire l’exercice de la présence, être juste là, présent à mes mouvements respiratoires, aux sons, et tout d’un coup…une impulsion, une envie, un ordre.. :

« arrête, ouvre les yeux, fait tel ou tel truc..plus urgent…plus important…! »,  nos pensées insistent : « fais le maintenant, sinon tu vas oublier… » nous croyons que c’est nous…qui décidons…

Nous pouvons en fait différer, désobéir…revenir à l’exercice de pleine conscience…re-partir..revenir.

L’important est d’avoir conscience de la dispersion, de l’agitation, et surtout de la confusion et de l’adhésion que ses pensées sont sérieuses.

Le problème c’est le rapport que nous avons avec elles, ne pas se résigner à les subir, cesser de les nourrir.

Accepter

Habiter les instants ordinaires par la conscience, sortir de la non vie, s’observer dans l’expérience (quand je mange je suis ou ?, quand je marche, je suis ou ? , quand j’écoute je suis ou ? ).

 

J’arrête de me débattre, je reste calme, j’ observe mes pensées qui fusent.

La pleine conscience ne REAGIT PAS à ce qu’elle voit, elle VOIT SIMPLEMENT.

 

« Accepter c’est s’enrichir et laisser le monde entrer en nous; au lieu de vouloir le faire à son image et n’en prendre que ce qui nous convient et nous ressemble »

 

Urgent ou important?

Pour que notre pleine conscience puisse exister et se developper, nous allons devoir la protéger d’un monde, certes stimulant et nourrissant mais aussi envahissant et toxique.

La pratique méditative: choix entre l’urgent et l’important

Urgent: répondre aux mails, finir mon travail, faire les courses…..

L’urgent tente toujours de prendre le peu de place que je m’efforce de réserver à l’important, c’est sa nature

 

La pleine conscience permet de protéger ce qui est important:

Important: marcher dans la nature, regarder passer les nuages, parler à mes amis, prendre le temps de respirer….

si je ne fais pas ce qui est important , il ne m’arrivera rien…rien dans l’immédiat..mais peu à peu ma vie deviendra terne, vide..

 

Rien n’est plus important à cet instant que de rester la, comme ça: marcher uniquement, manger uniquement, respirer uniquement, m’occuper à 100% d’une chose à la fois.

Observez les sensations
Respirez dans la zone qui a travaillé

Que faire lorsque la souffrance monopolise la conscience?

La seule solution est paradoxale: nous devons donner plus d’espace à la souffrance, pour desserrer son étreinte

Lorsqu’on s’arrête pour respirer, même si tout est douloureux autour de nous , on peut se sentir comme dans un refuge en respirant on comprend qu’on est vivant, que c’est l’essentiel

 

« Ne pas chercher à ne pas souffrir, ou à moins souffrir mais à ne pas être altéré par la souffrance »(Simone Weil, La pesanteur et la grâce)

 

«  Ce n’est plus d’être heureux que je souhaite maintenant mais d’être conscient » ( Albert Camus)

Résumons

1er pas: Accueillir la réalité de la détresse

Accepter de la percevoir dans notre corps

Observer les impulsions associées

La petite voix de la pleine conscience nous dit: « reste avec ça , n’aie pas peur de rester avec ça »

 

2 ème pas: Ne pas la laisser occuper seule tout l’espace de notre mental

Accueillir d’autres invités à notre esprit: la respiration, les sons, le corps, en plus du jeu de nos pensées qui passent, disparaissent, reviennent, pour ça il faut de l’espace….ne pas chercher à chasser..

3 éme pas: Respirer

Respirer avec et respirer dedans: on observe l’effet du souffle sur nos souffrances

 

4 éme pas : Je souris car je sais que rien ne dure, tout passe toujours!!!!!

Poème de pratique

Ces méditations guidées sont tirées du livre de Thich Nath Hanh, « Vivre en pleine conscience »

elles sont des phares qui nous éclairent pour revenir à l’instant présent: elles peuvent être pratiquées n’importe ou: dans votre cabinet entre 2 clients, quand vous travaillez,  en rentrant chez vous, en marchant, allongés ou assis…

Chaque phrase décrit comment le souffle s’accorde à ce qui est suggéré:

 

1- J’inspire , je sais que j’inspire

J’expire , je sais que j’expire

J’inspire , j’expire

 

2- J’inspire, ma respiration devient plus profonde

J’expire, ma respiration devient plus douce

Plus profonde / plus douce

 

3-J’inspire, je me sens calme

J’expire,  je me détends

Calme / détente

 

4-Quand j’inspire, je souris

Quand j’expire, je suis libre

Sourire / libre

 

5-Conscient de mon corps, j’aspire

Détente de mon corps, j’expire

Conscience corps / détente du corps

6-Calmant mon corps, j’inspire

Prenant soin de mon corps, j’expire

Calmer le corps / Prendre soin du corps

 

7-Souriant à mon corps , j’inspire

Relâchant les tensions du corps, j’expire

Sourire au corps / Relâcher les tensions

 

8-J’inspire, je m’établis dan sel moment présent

J’expire, je sais que c’est un moment merveilleux

Moment présent / moment merveilleux

Namaste

Mudra Akini

Si vous souhaitez aller plus en profondeur, j’organise du 27 Avril au 2 Mai, un stage de yoga somatique qui reprend l’approche d’étirement et de relâchement des tensions que j’ai abordé dans ces capsules.


En Juillet, un stage de yoga du 3 au 7 Juillet autour de l’élément du Feu :
Comment potentialiser son feu intérieur?

Nous seront 2 professeurs et cela se déroule dans un
environnement très agréable en Normandie (Domaine du Château d’Osmont).


Mon site: isabelledidry.com


Belle pratique !

mail@isabelledidry.com

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